Os’Mose forme des chiens pour épileptiques,L’association est la première à être reconnue en région wallonne

L ’asbl Os’Mose, installée à Tilff, va former des chiens d’assistance pour les personnes souffrant d’épilepsie. Une première en Wallonie pour cette association qui a déjà offert une quinzaine de chiens d’aide à des personnes handicapées.

D’ici deux ans tout au plus, le premier chien « wallon » formé à aider les personnes épileptiques sortira du centre Os’Mose, installé sur les hauteurs de Tilff.

«C’est un chien vraiment spécifique,précise Vanessa Wey, une des bénévoles d’Os’Mose. Il demande beaucoup plus d’attention que les chiens d’aide pour personnes handicapées. ce n’est évidemment pas un chien qui guérit la maladie, mais il permet à la personne de se mettre en sécurité, en la prévenant avant que la crise ne survienne. Pendant la crise, il peut aussi aller chercher les médicaments, ou prévenir une autre personne. Et après, il réveille la victime de la crise, ce qui est très important, car un épileptique peut ensuite dormir plusieurs heures, où qu’il se trouve…»

Une formation plus qu’utile donc pour les personnes qui souffrent de ce genre de troubles, mais qui risque de se heurter très vite à des difficultés pratiques pour l’asbl, qui forme également depuis 2010 des chiens d’assistance pour personnes handicapées et peine déjà à répondre à la demande.

« La formation d’un chien pour moins valide coûte déjà 10.000 euros et dure entre 18 et 24 mois, passés en famille d’accueil. Celle d’un chien pour épileptique est plus longue encore. » Or, l’Awiph (agence wallonne pour l’intégration des personnes handicapées), si elle octroie des subsides récurrents aux chiens d’aveugle, n’intervient que ponctuellement en faveur des chiens d’assistance.

CONFIANCE RETROUVÉE

Leur utilité n’est pourtant plus à démontrer, comme l’explique Deborah Hinck. Clouée sur son fauteuil roulant, elle ne doit son autonomie qu’à Toscane, son Golden Retriever : « Mon chien m’a permis de retrouver de la confiance en moi. Grâce à lui, j’ai récupéré une autonomie presque complète, et amélioré mes liens sociaux. Quand je vais faire mes courses avec Toscane et qu’elle va chercher un sachet de salade dans le rayon pour me le déposer sur les genoux, les gens sont épatés et viennent me parler. Je ne saurais vraiment pas vivre sans chien…»

Ces chiens d’assistance sont formés pour répondre à une cinquantaine d’ordres. « Ils peuvent ouvrir et fermer les portes, allumer la lumière, ramasser un objet tombé au sol, aller chercher quelque chose dans le frigo ou dans une armoire, détaille Vanessa Wey. Ils savent aussi aboyer sur commande et même tendre le porte-monnaie à la caisse d’un magasin. Ces chiens permettent vraiment une resocialisation, ainsi que des contacts plus aisés avec les moins valides. » Ce qui explique la demande grandissante pour ce type de chien, qui est offert gracieusement à la personne handicapée. « Mais on manque de moyens et de familles d’accueil. » Un problème qui risque de s’accentuer maintenant que les personnes épileptiques vont aussi pouvoir demander leur assistance canine… 

Source info:GEOFFREY WOLFF

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