Esneux : un couple oblige leur enfant à porter un panneau « Je suis une racaille » sur le trajet de l’école

faits divers,violence,enfant,prison,tribunal,esneuxL’information est parue officiellement dans votre édition de La Meuse d’hier. Un couple d’Esneutois âgés respectivement de 38 et 42 ans avaient portés des coups, à de multiples reprises, sur les enfants de la dame, trois petites filles et un petit garçon âgés de 4, 6, 8 et 9 ans.

Le couple a été reconnu coupable de traitements dégradants ce vendredi par le tribunal.

Un cauchemar quotidien pour les enfants

Lors de leurs auditions, les enfants ont révélés être frappés régulièrement au visage, sur les fesses, dans le ventre et dans le dos. Les enfants avaient le choix de l’endroit mais alors, les coups portés étaient plus forts. Les propos sont insoutenables.

Le petit garçon, âgé de 6 ans avait perdu 3 dents à la suite d’un coup de poing porté par le beau-père tandis que la fille ainée âgée de 8 ans avait dû se rendre à l’école avec un panneau « je suis une racaille » porté directement sur son cou.

La petite sœur avait de son côté été hospitalisée après avoir été battue.

L’école des enfants a prévenu la police

La directrice et les instituteurs de l’école avaient été alertés par des traces présentées par ces très jeunes enfants tant la violence des coups portés était réelle.

La directrice avait décidé de prendre des photos et faire appel à un médecin qui avait constaté de nombreux hématomes. De plus, deux enfants présentaient des séquelles d’un étranglement. 

La mère reconnait avoir « la main légère »

Lors de l’audience, la mère avait reconnu avoir « la main légère » et avait expliqué par la même occasion que ses enfants avaient des bleus « parce qu’ils marquent vite » et qu’on n’allait pas « encore lui bousiller sa vie ».

Le beau-père avait quant à lui que les enfants n’avaient « aucune éducation » et qu’il avait dû sévir tout en reconnaissant avoir été « trop loin ».

Deux ans de prison avec un sursis de cinq ans

Le couple a été condamné à deux ans de prison avec un sursis de cinq ans.

Les quatre petits ont été confiés à la garde de leur père en 2010 lorsque les faits ont été révélés. 

Depuis, leur vie a encore été chamboulée : ils sont désormais placés dans une famille d’accueil.

 

 

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